Berric

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La commune de Berric, sur la route de Vannes à Questembert, est limitée au nord par Sulniac, à l’ouest par Le Gorvello (Sulniac-Theix), au sud par Lauzach et Noyal-Muzillac, à l’est par Questembert. Sa superficie est de 2 146 Ha, dont un tiers environ sous culture, un tiers sous landes et le reste sous prairies etc. (renseignements 1896). Le bourg, presque central, est à 6 kilomètres de Questembert et à 20 de Vannes.

Un peu d’histoire

On n’a encore signalé aucun monument celtique sur ce territoire à moins qu’on ne veuille donner ce titre à quelques blocs de granit, épars sur la hauteur de la lande de la Boule.

Quand à l’époque romaine, elle est marquée par des briques et autres vestiges, découverts au bourg, et par quatre vases en terre remplis de monnaies du Bas-Empire trouvées en 1805 auprès du bourg.

Les Bretons n’ont pénétré dans ce pays qu’à partir du VI° ou du VII° siècle et y ont implanté leur langue qui s’y parlait encore vers 1900. Le nom de la paroisse et ceux de la plupart des villages sont tirés de leur idiome.

Ils choisirent pour patron Saint Thuriau, évêque de Dol, mort le 13 juillet vers l’an 640. Il s’ensuit que l’érection de la paroisse ne saurait être antérieure à cette date ; mais elle peut être de beaucoup postérieure ; il est même possible qu’il faille descendre jusqu’à la fin du X° siècle, c’est-à-dire à l’expulsion des Normands pour trouver son origine.

En 1272, on rencontre Guillaume, fils de Geoffroi de Berric, écuyer, recevant des moines de l’abbaye de Prières, pour un cens de six sous, le moulin du Bois situé ans la paroisse de Berric, dans le if d’Alain d’Aguénéac, chevalier.

Les seigneuries de l’endroit étaient :

  • Bray, vers le nord aux Quifistre, Berruyer, Beïzit
  • Cohignac, vers l’est aux Carné
  • Kerrio, au nord-ouest
  • Kerroyant, au sud
  • Kervily au sud-est
  • Quirisec, au nord-est, berceau de la famille de ce nom
  • Trémohar, vers l’ouest, aux Berric, Quifistre, Bavalan
  • Tréhuen, au sud-ouest

Le patrimoine

Notre Dame des Vertus, à un kilomètre au nord-est du bourg, est une construction du XV° siècle, comme en témoigne l’inscription suivante en caractères gothiques : Lan mil iiiicc iiiixx fut comencé ceste chaspelle. Sa forme est rectangulaire, ses murs sont en grand et moyen appareil, avec contreforts inachevés ; les fenêtres sont ogivales à meneaux en flammes, et les portes en anse de panier. La fontaine voisine porte la date de 1683.

Notre-Dame de Bon-Secours, au village de Kercohan, à trois kilomètres vers l’O-N-O, est un édifice de forme rectangulaire, en pierres de taille, avec une abside à trois pans et des portes et fenêtres en plein cintre qui accusent le XVI° siècle ; on lit d’ailleurs sur une sablière : En Lan M. Vcc LIIII fut dressé et faict ce boeys .. et fut fondateur Bertram de Quilfistre seigneur temporal de Tremoarn. L’écusson de cette famille, d’argent à trois fasces d’azur figure autour de l’abside. Il y avait foire ici le 16 avril et le 25 mai.

L’église paroissiale, dédiée à S Thuriau, était jadis en forme de croix latine, mais le transept sud, restauré vers 1660 et prolongé le long de la nef, forme aujourd’hui un bas côté. La tour carrée en pierre, avec flèche pyramidale en ardoise, s’élève sur l’inter transept, comme dans plusieurs églises anciennes. Sur la sablière du transept sud on lit la date de 1476 en lettre gothiques ; le chœur fut retouché en 1639 et lambrissé en 1645. L’église fut transformée à la fin du XIX° siècle puis dans les années 1960-1970.